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created Mar 13th, 10:03 by romualdbarre
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DANS LE MONDE
La planète subit un réchauffement sans précédent
Le réchauffement climatique est actuellement de +1,1°C dans le monde comparé à l’ère pré-industrielle.*
Il n’avait pas fait aussi chaud sur Terre depuis 125 000 ans environ.
La montée du niveau des mers a atteint 20 cm en moyenne sur le globe et est la plus rapide depuis au moins 3 000 ans.
Le recul des glaciers est sans précédent depuis au moins 2 000 ans.
La concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère est la plus élevée depuis au-moins 2 millions d’années. *Ce chiffre de +1,1° est une moyenne : il inclut la température moins élevée des océans. Sur les terre émergées, la température atteint en réalité +1,6 °C. La moyenne de l’ère industrielle est estimée comme la moyenne entre 1850 et 1900.
*Ce chiffre de +1,1° est une moyenne : il inclut la température moins élevée des océans. Sur les terres émergées, la température atteint en réalité +1,6 °C. La moyenne de l’ère industrielle est estimée comme la moyenne entre 1850 et 1900.
Comment l’effet de serre perturbe le climat
Les gaz à effet de serre sont utiles : naturellement contenus dans l’atmosphère, ils aident à réguler le climat. Ils empêchent une large part de l’énergie solaire d’être renvoyée vers l’espace. Sans eux, la température moyenne de la terre serait de -18 °C et la vie n’existerait peut-être même pas.
Mais depuis le 19e siècle, cet effet de serre s’est renforcé. L’homme a considérablement accru la quantité de CO2 dans l’atmosphère : production de masse, élevage intensif, déforestation, pollution des transports.... ce qui modifie l’équilibre du climat.
Effet de serre
Des conséquences pendant des centaines d’années
Certains de ces gaz restent plusieurs centaines d’années dans l’atmosphère. Le principal gaz à effet de serre, le CO2 (deux tiers des émissions mondiales) y reste près de 100 ans. Ainsi, même si les émissions de gaz à effet de serre prenaient fin dès aujourd’hui, la température resterait élevée pendant des centaines années. D’autres évolutions climatiques sont largement irréversibles : par exemple, les glaciers et calottes de glace réagissent avec délai vis-à-vis du climat terrestre. Dans tous les cas, leur fonte va se poursuivre, avec des impacts pendant des centaines d’années notamment sur la hausse du niveau de la mer.
En revanche, le processus de réchauffement, lui, dépend directement de la quantité de CO2 émise. La planète cesserait donc immédiatement de se réchauffer si nous cessions d’émettre des gaz à effet de serre. Scénario très peu probable au vu des politiques actuelles des pays.
Dans ses derniers rapports, le GIEC ne donne pas les probabilités d’atteindre différents niveaux de réchauffement à différentes périodes mais il donne les informations suivantes :
Début 2030 : le réchauffement mondial atteindrait 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre. Ce réchauffement se poursuivra jusqu’à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale. Le proche avenir climatique est donc déjà quasi-écrit.
Après 2030, deux scénarios principaux se dégagent :
Si les Etats tiennent leurs engagements exprimés dans leurs contributions nationales demandées par l’Accord de Paris avant octobre 2021, le réchauffement mondial sera de 2,8 °C en 2100. Les annonces faites depuis par certains Etats changent très peu cette projection.
Si les Etats maintiennent leurs politiques mondiales en place fin 2020, le réchauffement mondial atteindra 3,2 °C en 2100. A ce jour, c’est donc le scénario le plus probable au vu la tendance actuelle.
Le GIEC, qu’est-ce que c’est ?
Fondé en 1988, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) synthétise les travaux scientifiques sur le climat issues des 195 pays membres de l’Organisation météorologique mondiale et du Programme des nations unies pour l’environnement entier. Il produit des analyses détaillées, relues et approuvées par les États membres qui disposent chacun d’une voix.
Est-il possible de rester sous la barre des 2°C ?
C’est l’objectif de l’Accord de Paris, adopté en 2015 : rester bien en-dessous de 2 °C de réchauffement mondial comparé à l'ère préindustrielle et poursuivre les efforts pour ne pas dépasser 1,5 °C. Cela impliquerait de réduire, dès cette décennie 2021-2030 et très fortement les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Collectivement, nous ne sommes pas sur la bonne voie : même si celles-ci baissent en France, elles ont continué d’augmenter fortement entre 2010 et 2019 et retrouvé en 2021 et 2022 le même niveau d’avant Covid (GIEC, rapport 2023).
Dépasser les +4°, +5°C en 2100, est-ce envisageable ?
Les scénarios à très fortes émissions sont devenus moins probables, mais ne peuvent être totalement exclus. Un réchauffement supérieur à 4 °C peut résulter de scénarios d ‘émissions très élevées ou d’effets de bascule du climat (difficile par exemple de prévoir la réaction du climat à la fonte des glaces).
EN FRANCE
Depuis 1900, la température en France métropolitaine s’est réchauffée de +1,7°. Ce réchauffement s’accélère depuis les années 1980. Avec des effets déjà visibles sur notre système climatique. Et demain ? Que prévoient les climatologues pour notre pays ? Avec quels impacts concrets pour la métropole et l’outre-mer ?
Quel niveau de réchauffement, demain en France ?
En France métropolitaine
La température en France est plus élevée que la moyenne mondiale. Ainsi, selon un scénario où les politiques mises en place actuellement par les Etats se poursuivent, les climatologues prévoient que le réchauffement en France métropolitaine atteigne :
début 2030 : +2 °C correspondant à niveau de réchauffement mondial de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle ;
en 2050 : +2,7 °C (correspondant à un niveau de réchauffement mondial de +2 °C) ;
en 2100 : +4°C (correspondant à un niveau de réchauffement mondial de +3 °C). Ce chiffre +4°C en France implique le maintien des politiques actuelles. +4°C représente une moyenne annuelle : en 2100, les étés pourraient être en moyenne 5 °C plus chauds par rapport à 1900.
La planète subit un réchauffement sans précédent
Le réchauffement climatique est actuellement de +1,1°C dans le monde comparé à l’ère pré-industrielle.*
Il n’avait pas fait aussi chaud sur Terre depuis 125 000 ans environ.
La montée du niveau des mers a atteint 20 cm en moyenne sur le globe et est la plus rapide depuis au moins 3 000 ans.
Le recul des glaciers est sans précédent depuis au moins 2 000 ans.
La concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère est la plus élevée depuis au-moins 2 millions d’années. *Ce chiffre de +1,1° est une moyenne : il inclut la température moins élevée des océans. Sur les terre émergées, la température atteint en réalité +1,6 °C. La moyenne de l’ère industrielle est estimée comme la moyenne entre 1850 et 1900.
*Ce chiffre de +1,1° est une moyenne : il inclut la température moins élevée des océans. Sur les terres émergées, la température atteint en réalité +1,6 °C. La moyenne de l’ère industrielle est estimée comme la moyenne entre 1850 et 1900.
Comment l’effet de serre perturbe le climat
Les gaz à effet de serre sont utiles : naturellement contenus dans l’atmosphère, ils aident à réguler le climat. Ils empêchent une large part de l’énergie solaire d’être renvoyée vers l’espace. Sans eux, la température moyenne de la terre serait de -18 °C et la vie n’existerait peut-être même pas.
Mais depuis le 19e siècle, cet effet de serre s’est renforcé. L’homme a considérablement accru la quantité de CO2 dans l’atmosphère : production de masse, élevage intensif, déforestation, pollution des transports.... ce qui modifie l’équilibre du climat.
Effet de serre
Des conséquences pendant des centaines d’années
Certains de ces gaz restent plusieurs centaines d’années dans l’atmosphère. Le principal gaz à effet de serre, le CO2 (deux tiers des émissions mondiales) y reste près de 100 ans. Ainsi, même si les émissions de gaz à effet de serre prenaient fin dès aujourd’hui, la température resterait élevée pendant des centaines années. D’autres évolutions climatiques sont largement irréversibles : par exemple, les glaciers et calottes de glace réagissent avec délai vis-à-vis du climat terrestre. Dans tous les cas, leur fonte va se poursuivre, avec des impacts pendant des centaines d’années notamment sur la hausse du niveau de la mer.
En revanche, le processus de réchauffement, lui, dépend directement de la quantité de CO2 émise. La planète cesserait donc immédiatement de se réchauffer si nous cessions d’émettre des gaz à effet de serre. Scénario très peu probable au vu des politiques actuelles des pays.
Dans ses derniers rapports, le GIEC ne donne pas les probabilités d’atteindre différents niveaux de réchauffement à différentes périodes mais il donne les informations suivantes :
Début 2030 : le réchauffement mondial atteindrait 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre. Ce réchauffement se poursuivra jusqu’à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale. Le proche avenir climatique est donc déjà quasi-écrit.
Après 2030, deux scénarios principaux se dégagent :
Si les Etats tiennent leurs engagements exprimés dans leurs contributions nationales demandées par l’Accord de Paris avant octobre 2021, le réchauffement mondial sera de 2,8 °C en 2100. Les annonces faites depuis par certains Etats changent très peu cette projection.
Si les Etats maintiennent leurs politiques mondiales en place fin 2020, le réchauffement mondial atteindra 3,2 °C en 2100. A ce jour, c’est donc le scénario le plus probable au vu la tendance actuelle.
Le GIEC, qu’est-ce que c’est ?
Fondé en 1988, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) synthétise les travaux scientifiques sur le climat issues des 195 pays membres de l’Organisation météorologique mondiale et du Programme des nations unies pour l’environnement entier. Il produit des analyses détaillées, relues et approuvées par les États membres qui disposent chacun d’une voix.
Est-il possible de rester sous la barre des 2°C ?
C’est l’objectif de l’Accord de Paris, adopté en 2015 : rester bien en-dessous de 2 °C de réchauffement mondial comparé à l'ère préindustrielle et poursuivre les efforts pour ne pas dépasser 1,5 °C. Cela impliquerait de réduire, dès cette décennie 2021-2030 et très fortement les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Collectivement, nous ne sommes pas sur la bonne voie : même si celles-ci baissent en France, elles ont continué d’augmenter fortement entre 2010 et 2019 et retrouvé en 2021 et 2022 le même niveau d’avant Covid (GIEC, rapport 2023).
Dépasser les +4°, +5°C en 2100, est-ce envisageable ?
Les scénarios à très fortes émissions sont devenus moins probables, mais ne peuvent être totalement exclus. Un réchauffement supérieur à 4 °C peut résulter de scénarios d ‘émissions très élevées ou d’effets de bascule du climat (difficile par exemple de prévoir la réaction du climat à la fonte des glaces).
EN FRANCE
Depuis 1900, la température en France métropolitaine s’est réchauffée de +1,7°. Ce réchauffement s’accélère depuis les années 1980. Avec des effets déjà visibles sur notre système climatique. Et demain ? Que prévoient les climatologues pour notre pays ? Avec quels impacts concrets pour la métropole et l’outre-mer ?
Quel niveau de réchauffement, demain en France ?
En France métropolitaine
La température en France est plus élevée que la moyenne mondiale. Ainsi, selon un scénario où les politiques mises en place actuellement par les Etats se poursuivent, les climatologues prévoient que le réchauffement en France métropolitaine atteigne :
début 2030 : +2 °C correspondant à niveau de réchauffement mondial de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle ;
en 2050 : +2,7 °C (correspondant à un niveau de réchauffement mondial de +2 °C) ;
en 2100 : +4°C (correspondant à un niveau de réchauffement mondial de +3 °C). Ce chiffre +4°C en France implique le maintien des politiques actuelles. +4°C représente une moyenne annuelle : en 2100, les étés pourraient être en moyenne 5 °C plus chauds par rapport à 1900.
